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Déconstruire, dit-il…Autour de l’œuvre de Jacques Derrida20 au 23 mai 2009Maison de la recherche de l’Université de Paris IV – Sorbonne Centre culturel irlandais Sous la responsabilité de University College Dublin Université de Paris IV – Sorbonne Goethe Universität – Frankfurt Centre culturel irlandais Avec le soutien de
Ambassade de France en Irlande Université franco-allemande (Saarbrücken) Comité scientifique
Joseph Cohen Werner Hamacher Felix Heidenreich Jean-Luc Nancy Raphael Zagury-Orly
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POUR QUE VIVE LE COLLÈGE INTERNATIONAL DE PHILOSOPHIE ! Appel de l'Assemblée collégiale du CIPh
Le Collège International de Philosophie (CIPh) est actuellement menacé dans son identité et son existence par une décision unilatérale du Ministère de l’Education Nationale. Dès septembre 2009, seront supprimées les « mises à disposition » permettant à des professeurs de l’Enseignement Secondaire (quinze actuellement) de se consacrer, à mi-temps, à la direction d’un programme de recherche au CIPh, tout en continuant d’assurer leur mission d’enseignement dans leur établissement d’origine. Signer la pétition
Fondé en 1983, dans la continuité des travaux du GREPH (Groupe de Recherche sur l’Enseignement Philosophique), à l’initiative notamment de Jacques Derrida, le CIPh constitue un lieu d’enseignement original et unique en Europe, qui, depuis sa création, présente les caractéristiques suivantes:
L’articulation entre l’enseignement secondaire et la recherche est au coeur de sa mission, et constitutive de son identité. Il importe à la recherche d’être liée à l’enseignement qui la divulgue : le CIPh, en permettant à des professeurs de lycée de développer dans le long terme un programme de recherche, contribue à l’enrichissement des pratiques, formes et contenus pédagogiques à l’oeuvre dans l’enseignement de la philosophie. L’interdisciplinarité est inscrite dans la définition même du CIPh : programmes de recherche, séminaires et colloques y sont organisés par « intersections », dans une configuration qui appelle les philosophes à dialoguer avec les méthodes et démarches propres au droit, à l’art, aux mathématiques, aux sciences de la nature, aux sciences humaines ou à la littérature. Le CIPh accorde une place importante aux penseurs qui firent l’originalité et la renommée internationale de la philosophie française du dernier demi-siècle. Le CIPh jouit d’une reconnaissance internationale éminente, dont témoignent aussi bien le nombre croissant de chercheurs étrangers désireux d’y être associés que les nombreuses conventions conclues avec des institutions de recherche et d’enseignement supérieur dans le monde. Le CIPh réalise depuis vingt cinq ans une idée profondément émancipatrice de la philosophie : la recherche philosophique doit s’ouvrir à tous les publics, sans condition de diplôme ni de cursus. Cette ambition première a fait ses preuves et a contribué à porter la réflexion et le questionnement philosophiques au sein des institutions publiques et de la Cité. Le CIPh occupe ainsi une place fondamentale dans le champ philosophique français et international, qui doit être préservée. La suppression, sans mesure de remplacement, des mises à dispositions dont bénéficiaient jusqu’à présent les enseignants du secondaire du CIPh met radicalement en cause les missions et le rôle de celui-ci. Elle porte également atteinte à un principe fondateur d'égalité dans l'accès au savoir, au questionnement critique et à la recherche en philosophie.
C’est pour cette raison que nous demandons publiquement le maintien de ces mises à disposition ou leur remplacement par une mesure équivalente, indispensable à la vie du CIPh et au rayonnement de la philosophie dans la vie intellectuelle en France et à l’étranger. |
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COLLOQUE INTERNATIONAL 6 et 7 décembre 2008 à l’École Normale Supérieure 45, rue d’Ulm - 75005 Paris salle Dussane
DERRIDA POLITIQUE Si la pensée derridienne ne développe pas une “philosophie politique” au sens traditionnel, c’est-à-dire toujours marquée par l’histoire de la métaphysique, elle ne constitue pas moins un mode de pensée fondamentalement politique. Mais autrement. Cette pensée demeure incomprise pour « ceux qui ne reconnaissent le politique qu’à l’aide des panneaux de signalisation d’avant la guerre ». Toutes les interventions de Derrida dans des situations politiques concrètes s’inscrivent dans le prolongement d’un acte de déconstruction qui se situe en amont des habituelles prises de positions qu’appellent les préjugés de la conscience bavarde. Leurs gesticulations tournent court devant la “chose même” du politique en ne cessant de répéter, sans même la conscience ou la mémoire du ressassement. S’il n’y a pas de démocratie sans mise en commun, il n’y a pas non plus de démocratie sans respect de la singularité et de l’altérité irréductible qui échappent à toute communauté. Dans l’urgence de penser ce qui vient de nouveau, de penser de manière neuve ce qui est nouveau et ce qui revient — en parlant de la politique sans parler politique — Derrida nous invite à révolutionner le concept même de révolution. Colloque organisé conjointement par l’ENS-CNRS, l’Institut des Hautes Études en psychanalyse, le laboratoire Pensées des sciences et le Comité éditorial de l’oeuvre de Derrida, à l’occasion des parutions de Derrida pour les temps à venir — Stock, 2007 — et du premier volume du Séminaire La bête et le souverain de Jacques Derrida — Galilée, 2008.
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